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Transports Ecologiques.
L'automobile.
Petit historique.
1769 : Joseph Cugnot présente son « fardier à vapeur », un chariot sur lequel il a monté une chaudière à vapeur. Il atteint 4km/h et a une autonomie de 15 minutes. Il l'améliore ensuite, mais son invention ne fût jamais adoptée.
1860 : Étienne Lenoir invente le moteur à explosion.
1872 et 1882 : le premier « vrai » moteur à quatre temps mis au point par deux ingénieurs allemands, Daimler (1872) et Benz (1882) qui cherchent tous deux à vendre leur brevet en France.
1889 : Panhard et Levassor installent le premier moteur à quatre temps (celui de Daimler) sur une voiture à quatre places.
1891 : Michelin propose son brevet du pneu démontable.
1896 : première automobile à moteur à explosion produite par Karl Benz.
1898 : Louis Renault construit seul sa première voiturette à Billancourt. C'est également l'année du premier salon automobile à Paris, au Parc des Tuileries.
1899 : le belge Camille Jenatzy dépasse le premier les 100 km/h à bord de la « Jamais-Contente », un véhicule électrique profilé comme un cigare.
1903 - 1906 : construction de la première voiture à pétrole d'Henry Ford : la Ford Modèle A. Vient ensuite la mythique Ford T en 1913.
1910 : Barney Oldfield atteint les 210 km/h sur sa Blitern Benz.
1919 : André Citroën introduit la production en grande série en France, soit à peu près 100 voitures par jour (type A).
Entre deux-guerres : âge d'or de l'automobile.
1922 : Naissance du permis de conduire qui remplace le "certificat de capacité valable pour la conduite des véhicules " né en 1893.
1933 - 1934: André Lefèvre propose le concept de la Traction Avant à Louis Renault, qui refuse. André Citroën l'accepte et le développe... on connaît la suite de l'histoire.
Dès 1945 : essor de la production automobile mondiale, qui triple pendant les Trente Glorieuse et passe de 10 millions à 30 millions de voitures.
Les polluants liés à l’automobile.
Les polluants de l’air sont multiples.
- L’ozone (O3) est un des polluants principaux. Il représente 90% des oxydants de l’air dans les villes polluées. Il est généré à basse altitude par des réactions photochimiques dues aux ultraviolets sur le dioxyde d’azote et les hydrocarbures dérivant de la combustion des carburants automobiles. Ces réactions sont fortement favorisées par la chaleur et le soleil durant les jours d’été. L’O3 est détruit partiellement par d’autres polluants comme le SO2, ce qui explique que dans certaines situations, la concentration en O3 est plus importante dans les campagnes que dans les villes. Les 60% de l’ozone inhalé sont arrêtés par les muqueuses nasales. Il augmente la sensibilité des bronches et leurs réactions inflammatoires aux agents irritants. Il accroît ainsi le risque de crise d’asthme et la sensibilité aux allergies.
- Le dioxyde d’azote (NO2) est un polluant extérieur des régions urbaines ou industrielles. Le NO2 extérieur est principalement produit par les automobiles. A l’intérieur des maisons, c’est l’utilisation des cuisinières et des chauffe-eau au gaz qui produit le NO2. Isolé, le NO2 ne provoque des anomalies respiratoires qu’à de hautes concentrations.
- Le dioxyde de soufre (SO2) est produit par la combustion de carburant fossile contenant du soufre comme le charbon ou le pétrole. Il résulte essentiellement d’une production industrielle. En cas d’inhalation, il provoque des crises sévères rapidement après l’exposition. L’effet disparaît après 30 minutes. C’est lui qui participe à la formation des pluies acides qui jouent un rôle dans la détérioration, non seulement de certains matériaux de construction, mais également des sols et des végétaux qui en dépendent.
- Le dioxyde de carbone (CO2) est un gaz produit par la combustion des produits de chauffage (70%) et des carburants des véhicules. Il est non toxique.
- Le monoxyde de carbone (CO) est produit pour 90% par le transport routier. Il se lie à l’hémoglobine. Il est toxique à haute concentration que l’on ne peut atteindre en plein air. Il est dangereux en hiver par l’utilisation des chauffe-eau au gaz dans des endroits confinés.
- Les matières particulaires (PM) sont un des éléments principaux de la pollution urbaine.
Elles sont composées d’un mélange de particules solides et liquides de taille, d’origine, de composition différente. Leurs tailles varient de 2.5 à 10 micro mètre. Les plus petites atteignent les poumons, les autres sont arrêtées par les muqueuses du nez, des sinus et des bronches. De nombreuses études américaines et européennes indiquent que les PM sont associées à un excès de morbidité (maladie) et de mortalité. On note, associés aux PM, une augmentation de l’asthme, des bronchites, des infarctus, des insuffisances cardiaques, des troubles du rythme cardiaque. L’OMS estime que les PM sont à l’origine de 500 000 morts chaque année.
Le CO2 (39%), la vapeur d’eau (55%), le méthane (2%), le NO2 (2%), l’ozone (2%) participent à l’effet de serre. Le CO2, le méthane, le NO2, l’ozone résultent pour une grande part de l’activité humaine.
Nous respirons quotidiennement entre 15 et 20 m³. Les fosses nasales jouent un rôle important dans le filtrage des polluants. Les PM de grosse taille sont arrêtées presque totalement. Les PM de petite taille atteignent les alvéoles pulmonaires. Les conséquences de la pollution sur la santé de chacun sont multiples. Le contact direct avec les polluants peut provoquer des irritations des muqueuses, des yeux, de l’essoufflement, des crises d’asthme. A moyen terme, le contact chronique entraîne l’apparition ou l’aggravation deb l’allergie, des bronchites, des troubles du rythme et des problèmes cardiologiques pour les personnes les plus fragiles. A long terme, les conséquences sont plus incertaines, insuffisance respiratoire cardiaque, certains polluants peuvent même faire envisager l’apparition de cancer.
Pourquoi ne pas prendre
l’automobile ?
Parce que c’est cher !
Pour évaluer votre budget voiture annuel, en dehors de l’achat proprement dit, vous devez tenir compte des frais :
- d’assurance ;
- de carte grise ;
- d’entretien ;
- de contrôle technique ;
- de carburant ;
- des péages ;
- de stationnement.
Selon le type de véhicule que vous possédez et à condition que vous rouliez 15 000 km par an, vous dépenser entre 260 et 730 euros par mois. Selon l’INSEE, les français en moyenne dépensent pour leur voiture 130 euros par mois. Et la part des transports dans le budget familial est d’environ 16 %, au même niveau que l’alimentation et juste après le logement (22 %).
Parce que ça pollue !
CO2 (gaz carbonique), CO (monoxyde de carbone) etc...
Parce qu’on commence à pouvoir s’en passer !
- Transports en commun,
- Auto partage,
- Covoiturage et auto-partage : pour le boulot ou les longs trajets.